Un audit ergonomique, aussi appelé audit UX, mesure la capacité d'un site déjà en ligne à faire aboutir les tâches de ses visiteurs : trouver une information, remplir un formulaire, passer une commande. Il ne juge ni le graphisme ni la qualité du code. Il produit une liste de défauts d'usage hiérarchisés, dont la majorité se corrige sans refonte.
La grille est normative, pas affaire de goût. La norme ISO 9241-11:2018 définit l'utilisabilité par trois dimensions mesurables, l'efficacité, l'efficience et la satisfaction, dans un contexte d'utilisation spécifié. L'inspection experte s'appuie le plus souvent sur les dix heuristiques de Jakob Nielsen, arrêtées en 1994 et réactualisées par le Nielsen Norman Group en novembre 2020. Certains points sont chiffrés : depuis WCAG 2.2, recommandation du W3C du 5 octobre 2023, le critère 2.5.8 « Target Size (Minimum) » impose des cibles cliquables d'au moins 24 × 24 pixels CSS au niveau AA.
Ce qu'un audit ergonomique fait remonter et qui se corrige sans toucher à la maquette :
L'ordre de grandeur du marché français, relevé en septembre 2026 : 150 € HT pour une page isolée chez un indépendant, 400 € HT jusqu'à six pages, 1 500 à 3 000 € HT pour un site entier en agence, et 2 000 à 8 000 € HT pour un audit UX approfondi avec tests utilisateurs.
Ces correctifs relèvent de la maintenance évolutive plutôt que d'un projet distinct : ils sont relevés lors d'un audit de site web, puis appliqués au fil des interventions.