Sauf cession écrite, le prestataire qui a développé le site en reste titulaire des droits. Payer une prestation de développement ne transfère aucun droit d'auteur : l'article L131-3 du code de la propriété intellectuelle exige que chaque droit cédé fasse l'objet d'une mention distincte, avec son étendue, sa destination, son lieu et sa durée. À défaut, le client ne dispose que d'un droit d'usage.
La règle dépend du statut de l'auteur. L'article L113-9 attribue de plein droit à l'employeur les droits patrimoniaux sur un logiciel écrit par un salarié dans l'exercice de ses fonctions. Cette dévolution automatique ne joue pas pour une agence ou un développeur indépendant : rien ne se transmet sans écrit.
Les conséquences sont concrètes. Dans un jugement du 23 mars 2016 (LDG Constructions contre Mediacom Studio), le tribunal de commerce de Besançon a jugé le prestataire fondé à refuser de communiquer les codes sources, et la fin du contrat d'hébergement a entraîné la coupure des sites du groupe client.
Deux points sont mal connus :
Avant toute reprise de site, Pulsar Agency identifie la clause de cession applicable et le périmètre réellement transférable, condition d'une maintenance durable. Notre contrat de maintenance web.