Non, le RGPD n'impose pas d'héberger son site en France, ni même dans l'Union européenne. Il exige que tout transfert de données personnelles hors de l'UE soit encadré par des garanties appropriées. En pratique, héberger en France ou en Europe simplifie considérablement la démonstration de conformité — c'est une facilité, pas une obligation.
La nuance qui compte réellement est ailleurs : la localisation physique des serveurs ne suffit pas. Un hébergeur soumis à une législation extraterritoriale (comme le CLOUD Act américain) peut être tenu de communiquer des données même si celles-ci sont stockées dans un centre de données situé en Europe. La question pertinente n'est donc pas seulement « où sont mes serveurs ? », mais « à quel droit mon hébergeur est-il soumis ? ».
Quand cela justifie-t-il vraiment de choisir un hébergement français ou européen ?
Pour un site vitrine classique dont les formulaires collectent un nom et un e-mail, un hébergement européen sérieux, correctement documenté dans votre registre de traitements, est amplement suffisant. Le facteur de risque réel reste ailleurs : un site non mis à jour est infiniment plus dangereux pour vos données qu'un serveur situé de l'autre côté d'une frontière. C'est le sens du travail de sécurisation de site web mené par Pulsar.