Comment mettre un site WordPress en mode maintenance ?

WordPress bascule automatiquement en mode maintenance pendant une mise à jour, mais ce mécanisme natif est trop rudimentaire pour une intervention planifiée : il affiche un message brut et disparaît dès la fin de l'opération. Une coupure maîtrisée passe par une extension dédiée ou par une page de maintenance servie au niveau du serveur.

Trois méthodes, de la plus simple à la plus robuste :

  • Une extension de mode maintenance. Elle affiche une page d'attente personnalisée aux visiteurs tout en laissant les administrateurs connectés naviguer normalement sur le site. C'est la solution la plus courante pour une intervention de quelques heures.
  • Une page servie par le serveur. Une règle de réécriture redirige tout le trafic vers une page statique, indépendamment de WordPress. C'est la seule méthode qui fonctionne encore si le site lui-même est en panne ou en cours de restauration.
  • Une restriction d'accès par mot de passe. Utile en phase de recette, quand seuls quelques intervenants doivent voir le site.

Le point technique à ne pas manquer concerne le référencement : la page de maintenance doit renvoyer un code HTTP 503, accompagné si possible d'un en-tête Retry-After. Ce code signale aux moteurs de recherche une indisponibilité temporaire et les invite à revenir plus tard, sans désindexer les pages. Une page de maintenance renvoyant un code 200 ou 404 peut, à l'inverse, faire sortir des pages de l'index.

Deux réflexes complémentaires : gardez la période aussi courte que possible et pensez à désactiver le mode maintenance après l'intervention — un site laissé en mode maintenance plusieurs jours par oubli est un incident fréquent. Chez Pulsar Agency, ces bascules sont planifiées, annoncées et vérifiées dans le cadre du contrat de maintenance.