Comment fermer ou archiver proprement un site web en fin de vie ?

Fermer un site web ne consiste pas à couper l'hébergement. Un site débranché brutalement renvoie des erreurs, laisse mourir les liens qui pointaient vers lui, fait disparaître des années de contenu et peut nuire au référencement des autres sites de l'entreprise. Une fermeture propre suit une méthode : on décide d'abord si le site doit être redirigé, archivé ou réellement supprimé.

  • Rediriger — le cas le plus fréquent. Si l'activité est reprise ailleurs (fusion de marques, regroupement de sites), on met en place des redirections 301 page à page vers les équivalents les plus pertinents du site cible. On conserve ainsi la valeur SEO accumulée et on évite d'envoyer tous les visiteurs sur une page d'accueil qui ne répond pas à leur recherche.
  • Archiver — si le contenu doit rester consultable sans être maintenu. On fige le site en pages statiques (plus de CMS, donc plus de faille exploitable), on le place sur un hébergement simple et on le laisse accessible en lecture. C'est la solution la plus sûre : un site archivé ne se fait pas pirater.
  • Supprimer — en dernier recours. On sauvegarde intégralement fichiers et base de données avant toute suppression, on conserve cette archive, et on retire le contenu de l'index de Google.

Dans tous les cas, conservez le nom de domaine pendant plusieurs années : un domaine abandonné est racheté en quelques jours et réutilisé par des tiers, parfois pour du spam, en profitant de la réputation et des liens que vous aviez construits. Et n'oubliez pas les obligations de conservation des données personnelles éventuellement collectées.

Pulsar accompagne ces fins de vie dans le cadre du pilotage de parc digital — un parc bien géré, c'est aussi un parc dont on sait fermer les sites devenus inutiles.